Dans Tännhauser, opéra de Richard Wagner, la perversité religieuse en musique
Résumé(extrait de Voyage artistique à Bayreuth d'Albert Lavignac:
scène 1: La scène représente le Vénusberg(royaume souterrain de Vénus). Au fond de la grotte éclairée d'une lumière rose, un lac bleu avec des sirènes et naïades. Sur les plages sont étendus des groupes amoureusement enlacés, nymphes et bacchantes dansent dans un mouvement de plus en plus effréné. Au 1er plan, un somptueux lit sur lequel est étendue Vénus. A ses pieds, la tête sur ses genoux, est Tännhauser. le chevalier semble sortir d'un songe,...il croit entendre les cloches de son pays natal...En vain Vénus tente de le calmer, le souvenir des merveiles terrestres le hante...Vénus lui rappelle quelles souffrances il endurait sur terre et les compare aux joies qu'il goûte à présent auprès d'elle. Elle l'engage à pendre sa harpe, à chanter l'amour, l'amour qui lui a conquis la déesse de la beauté. Saisissant son instrument il célèbre les enivrantes extases de la volupté de la déesse, aisant de lui l'égal des dieux...mais son chant se tremine par un cri de lassitude: il ne veut plus de ces ivresses et veut s'en éloigner à jamais. En vain Vénus tente t-elle de le retenir...il entonne l'hymne dans lequel il célèbre la beauté de sa reine et les enchantements de son empire..., la fraîche nature, les bois verdoyants. Il supplie la déesse de le laisser partir. En proie à une violente colère, la déesse y consent enfin, souhaitant qu'il regrette amèrement son séjour chez elle qu'elle lui ferme à tout jamais, puis tente à nouveau à le séduire.
Le chevalier n'aspire qu'à la régénération, au repentir, à la mort ...il appelle à lui le secours de la vierge Marie! Saprière est entendu, l'enchantement rompu, il est de retour dans sa vallée après une longue absence. Il y est cordialement accueilli. Dansle lointain on perçoit le choeur de vieux pèlerins se rendant à Rome. Tännhauser qui est resté dans unétat d'extase muette, tombe à genoux et demande pardon à Dieu, il pleure sur ses fautes et fait voeu de les expieren fuyant le repos et cherchant les souffrances.
Toute la suite de l'opéra oppose l'Amour charnel considéré comme plaisir païen et coupable, à l'amour platonique et l'Amour de Dieu dans une dévote extase qui doivent animé le coeur pur des vierges et le coeur chevaleresque des hommes bien nés. Un tournoi musical est lancé par le prince du pays. Wolfram, l'ami de Tännhauser qui l'a accueilli à son retour, chante en premier: "il comprend l'amour pur et éthéré, respectueux, et le compare à une belle source limpide qu'il craindrait de troubler par son approche. Sa seule vue le remplit d'ineffables voluptés, et il préfèrerait verser jusqu'à sa dernière goutte de sang plutôt que de le souiller à son contact. Son discours terminé il reçoit de chaleureuses approbations de l'assemblée. Mais Tännnhauser combat cette définition de l'amour, il conçoit la passion moins idéale, plus charnelle. Il oppose les voluptés de l'amour païen à ll'extase célébré par les chevaliers. La discussion s'envenime, on sort les épées des fourreaux...Wolfram appelle l'assistance du ciel pour faire triompher la vertu par son chant, mais Tännhauser au comble de l'exaltation, évoque les jouissances passées que lui a fait connaitre la déesse Vénus. Un cri d'horreur s'élève de l'assemblée, tous s'écarte du maudit échappé du royaume de Vénus. ...Elisabeth, la vierge pure fiancée à Tännhauser, s'offre ne sacrifice à DIeu pour racheter Tännhauser afin que le ciel lui envoie la force de sa rédemption. Tännhauser s'engage alors à partir en pélerinage à Rome . Mais seul parmi des milliers, le pape lui refuse le pardon et lui promet un châtiment "dans une fournaise ardente"! Tout se termine par la mort d'Elizabeth pour racheter Tännhauser, Tannhauser tombe genoux en terre suppliant le secours de la "bienheureuse"(terme religieux, stade juste avant la sainteté qui requiere un miracle pour être reconnue) jeune fille. Il meurt accablé par la douleur et le repentir! Réapparaissent alors les pélerins revenus de Rome, leurs bâtons de marche se met à verdir sbitement et fleurir! A ce signe, la foule est dans l'allégresse et comprend que le sacrifice d'Elizabeth à l'instar de celui du christ qui meurt pour effacer les péchés et ouvrir le royaume de DIeu au pêcheur,a sauvé l'âme de Tännhauser!
Ce texte met en évidence la perversion de l'église catholique romaine qui vit dans l'amour charnel l'incarnation du péché que représente la jouissance sexuelle du monde matériel et païen. Ce que d'ailleurs évoque le 1er texte biblique avec Adam et Eve, la femme qui ne renonce pas à la séduction par ses attraits physiques est une pêcheresse séductrice, tentatrice et donc satanique. A Satan le monde de la jouissance matérielle et des sens, à Dieu le monde de l'extase mystique, de l'élévation de l'esprit.
Mais ces deux mondes sont-ils totalement hermétiquement fermés l'un à l'autre? De la même manière qu'entre matière et énergie il y a en permanence transformation de l'une en l'autre par la célèbre formule d'Einstein E=mc2, y a t-il un lien entre l'amour mystique du religieux ou platonique du chevalier et l'amour charnel?
Certes si l'église interdit le mariage des religieux ce fut avant tout parce qu'elle entendait hériter de leur dote sans partager avec des ayant droits, d'autant qu'elle ne pouvait se prévaloir d'une injonction messianique, Jésus ayant déclaré: "Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre,comprenne." Cette déclaration de Jésus est faite après qu'il ait déclaré à ses apôtres que celui qui répudie sa femme sauf pour infédilité et en épouse une autre, commet un adultère. Ce à quoi ses disciples répondent: si tel est la condition de l'homme par rapport à la femme, il n'est pas avantageux d'être marié. Et il leur répondit: tous ne comprennent pas cette parole mais seulement ceux à qui cela a été donné. Donc, Jésus considère que tout le monde ne peut pas comprendre l'intérêt de la fidélité masculine dans le mariage, de la même manière que tous ne comprennent pas l'intérêt de devenir eunuques(dans le cas présent, renoncer à la sexualité et non pas castration) pour servir Dieu puisque les eunuques de naissances ou les castrats ne sont pas particulièrement pieux. Dans les deux cas c'est donc le caractère volontaire et non pas imposé à l'individu de la fidélité à une épouse unique ou de l'abstinence qui facilite l'accès "au royaume des cieux".
Pour comprendre ces paroles il faut tout d'abord préciser ce qu'est "le royaume des cieux". On connait les deux grands mouvements du judaïsme: le plus ancien, les sadducéens, l'âme du mort erre dans le schéol sous terre, et la conception même du messie juif, un grand prophète envoyé par DIeu qui bien souvent "revient", est tu Jérémie, es tu Isaïe? demande t-on à Jésus, en somme une "réincarnation" de même nature et non pas sous forme animale comme dans le bouddhisme, limitée aux grands prophètes. L'homme du commun reçoit récompense ou châtiment au cours de sa vie selon qu'il suit ou non les commandements divins, il semble aussi, comme en Afrique, l'âme du défunt retrouve un corps dans la descendance que lui donne sa fille, les femmes étant considérées comme inférieurs aux hommes sans âme éternelle et simple "transmettrice". de l'esprit de son père. Cette conception se traduit bien dans le mythe d'Eve tiré de la côte d'Adam: issu d'Adam elle assure la transmission de la race d'Adam. Pour Jésus, la femme a un esprit, avec lui apparait la notion de l'amour avec un grand "A", c'est à dire il doit y avoir d'abords accord de l'esprit dans le couple avant la consommation charnelle.
Dans l'opéra Tanhauseur, l'amour sensuel, voluptueux, déïfié dans le paganisme sous les taits de Vénus devient simple "consommation" d'un amour platonique, spirituel, inspiré de l'amour divin qui procure une extase plus grande et plus permanente et Vénus une sorcière qui rend l'homme esclave de ses sens, l'enfermant dans sa condition animale, son âme dépérit, le royaume des cieux lui reste définitivement fermé, et il n'y a pas pire crime que la débauche sexuelle puisque sur des milliers de pêcheurs, Tännhauseur est le seul à qui le pape refuse l'absolution de ses fautes et lui promet l'enfer!.
- Mais revenons "au royaume de Dieu" que Jésus incite à mériter: ce n'est pas le paradis des pharisiens dont Jésus condamne l'orgueil et l'esprit belliqueux, les traitant de "race de vipères", ces derniers d'ailleurs le suivent partout afin de le prendre en faute et le faire condamner. Le paradis des pharisiens est certes aux cieux mais ouvert qu'à la race des héros que sont les pharisiens, s'enorgueillant de descendre des Maccabés, juifs traditionnalistes (dont est issu la dernière dynastie royale juive , les hasmonéens) qui en 140 avant l'an 0, s'opposèrent à l'hellénisation de la société juive à l'instigation de juifs hellénisés, mais lorsqu'Antiochos IV , roi séleucide à qui la Judée est soumise, décide de consacrer le temple juif à Zeus, c'est la révolte des Macchabés qui chasseront le pouvoir grec de la Judée. Cet acte de bravoure selon les pharisiens est récompensé par Dieu qui leur ouvre le "paradis demeure des anges et des héros".
- Le troisième grand courant religieux à l'époque de Jésus, c'est la gnose, répandue chez les juifs de culture hellénisante et chez les "gentils", grecs s'intéressant au judaïsme. On la retrouve aussi en Egypte, à une époque où une grande communauté juive vit à Alexandrie. L'histoire de la famille de Jésus fuyant Hérode et se réfugiant en Egypte dans l'évangile de Matthieu serait donc en faveur d'une éducation juive gnostique de l'enfant.
Pour ma part, la lecture des évangiles cannoniques et apocrytes ainsi que celle de "la guerre des juifs" de Flavius Joseph me laisse fortement à penser que Jésus était un arrière petit fils du dernier roi de Judée règnant, Hérode le grand, dont les parents étaient des iduméens convertis au judaïsme et qui hellénisa profondément la Judée dans son architecture, construisant même des temples aux Dieux greco - romains sur la fin de sa vie. Cette hypothèse soutient elle aussi l'hypothèse d'un Jésus gnostique, et d'ailleurs, des évangiles apocrytes et même certains passages des évangiles canonnique sont de nature gnostique.
- Qu'est ce que la gnose? C'est l'ensemble des dogmes qui stipule qu'il existe un Dieu créateur , esprit pur, un DIeu de lumière qui est à l'origine d'une série de démiurges de plus en plus impurs, de plus en plus "contaminés" par la matière, le plus impur serait à l'origine de notre monde matériel, l'impureté de ce dieu créateur du monde matériel est la source de la souffrance intimement liée à la matière. Heureusement les hommes (et les femmes pour Jésus) ont une âme emprisonnée dans l'enveloppe charnel qui survit à la mort qui est même une délivrance et vit pour l'éternité dans la contemplation extasique du dieu de lumière. Pour certains juifs, ce démiurge est même "Yavhé", et dans la gnose juive, il y a seulement un Dieu de lumière et d'esprit et un Dieu mauvais créateur du monde matériel - Yavhé pour les uns, Satan pour d'autres- (ce que l'on retrouve au moyen-âge dans la religion cathare qui est un christianisme gnostique), les anges sont ses messagers, les porteurs de lumière, le messie est l'incarnation d'un grand prophète qui ne meurt pas (Hénoch, père de Mathusalem, est élevé au ciel par Dieu, Isaïe est enlevé dans les airs sur un char céleste tiré par des cheveaux), Jésus de Nazareth s'il était le messie juif ne devait donc pas mourir, sa résurrection entraina un retour de foi chez les juifs que l'on appellera "les nazaréens".
- Jésus décrit très bien et l'Amour que l'on nommera plus tard "romantique" et le royaume de DIeu: Dieu est esprit et lumière, ceux qui n'auront pas corrompu leur âme par de mauvais sentiments, verront celle ci rejoindre le Dieu pur et unique, unit à lui dans l'extase contemplative comme l'homme et la femme d'un couple amoureux ne font qu'un, reformant l'unité de l'Adam androgyne primordial et connaissent une extase de même nature . L'extase mystique ou le sentiment amoureux sont un "avant goût" du paradis gnostique de Jésus, dans St Marc d'ailleurs il déclare: " on ne dira pas le paradis est ici, le paradis est là car voici le paradis est au milieu de vous". Condamnant en cela la vision d'un paradis céleste des pharisiens, l'apocalypse de Jean qui fait donc résider "Jésus assis sur un trône dans le ciel à droite du Père" est une hérésie aux yeux de l'enseignement nazaréen. Le concile de Nicée qui déclara tel texte canonique tel autre apocryte semble donc s'être bien plus inspiré de l'enseignement du judaïsme traditionnel que du judaïsme helleniste gnostique de Jésus! Le paradis de l'église romaine et catholique est celui des pharisiens, simplement avec plus de monde, Jésus ,qui avec St Paul est devenu "fils de Dieu", notion que pouvait bien mieux comprendre le monde romain que celui de "porteur de lumière", se sacrifiant afin que tous les pêcheurs repentants sincères puissent entrer!
- Mais en quoi la fidélité à une épouse unique(Hérode le grand eut jusqu'à 10 épouses) ou l'abstinence mystique volontaire permet - elle de connaitre le royaume de DIeu?
Il faut bien comprendre que c'est le caractère volontaire de ces deux attitudes qui permet de connaitre sur terre l'extase du royaume de Dieu, et non pas que le fait d'avoir plusieurs épouses ou une activité sexuelle régulière empêche de connaitre "le royaume de Dieu", simplement cette connaissance se fera après la mort pour ceux qui se seront sincèrement repentis de leurs péchés(et impossible de tricher, Dieu lit dans les "coeurs" ou "les âmes"?). Le bâton des pélerins qui reverdit dans l'opéra de Tännhauser est le symbole du pardon de Dieu à un repenti sincère de Tännhauser. Sauf que Jésus ne condamne pas la sensualité sexuelle, simplement elle ne permet pas de connaître "l'extase" à l'instar de l'extase du "royaume de DIeu", pas plus d'ailleurs que la polygamie bien que la monogamie semble avoir été la règle chez le peuple juif à cette époque, sans doute plus par mesure économique, mais la polygamie du roi Hérode semble n'avoir posé aucun problème, pas plus au prêtres qu'au peuple! Il condamne par contre l'adultère et la répudiation d'une épouse pour une autre(car dit - il "celui qui répudie sa femme l'incite à l'adultère). Selon la conception de Jésus, l'enfant hérite de l'esprit de son père et de sa mère au sein d'une union reconnu dans le temple par Dieu ce qui lui donne un esprit qui lui est propre mais appartient à sa famille, en cas d'adultère, l'enfant perd sa juidité de naissance. Dautre part à l'époque de Jésus les juifs se querellaient pour savoir si l'enfant hérite de l'esprit de son père ou de sa mère, entendant par là que la femme transmet "l'esprit" de son père à son fils. Jésus répond que l'enfant a un esprit qui lui est propre qu'il tient de son père et sa mère, il nie la croyance en la réincarnation, ce qui affranchie l'enfant de ses ancêtres. C'est une révolution de pensée qui sera le moteur de l'évolution occidentale: auparavent l'enfant a l'esprit de son grand père donné par sa mère ou de son père selon deux courants de pensée, l'un liée à la déesse mère présente partout au néolithique, l'autre liée au Dieu masculin Yavhé qui donne la vie, avec Jésus, l'enfant a une personnalité propre il n'est plus contraint de servir sa famille, la fille très liée au père, cela donnait une société traditionaliste sclérosé,, là ce sont aux parents à veiller sur l'avenir de l'enfant par son éducation, la fille quitte son père et suit son mari, fini les couples vivant sous le contrôle des anciens et sous un même toit, l'enfant doit cependant respect et soutient matériel à ses parents. Jésus insiste pour instruire directement les enfants, il les fait assoir près de lui. Les disciples de Jésus vont parcourir le monde connu de l'époque. Ce courant de pensée va se retrouver dans l'église qui ouvrira les premières écoles pour les enfants pauvres, les missionnaires qui s'occupent des affaires de l'église et laisse leur famille derrière eux. Les parents doivent d'abord penser à l'avenir de leurs enfants, les aider à réaliser leur destin inspiré par DIeu et non avoir des enfants pour les servir, travailler à leur place quand ils seront devenus trop âgés. Les démocraties occidentales se sont développées sur ce terreau.
Ainsi, le courant de l'amour platonique chevalresque, puis romantique tient sa source de la conception "du royaume de DIeu" de Jésus.
- Interrogeons nous maintenant en quoi la monogamie, voir l'abstinence, faciliteraient l'extase mystique ou orgasme virtuel? Cela peut - il reposer sur une base réel que peut nous apporter nos connaissances scientifiques ou est ce uniquement de l'auto - suggestion?
Je reviens à la définition de Dieu des sumériens: "un esprit qui contient tous les esprits". Si l'homme trouve son inspiration dans la méditation mystique, n'est ce pas parce que Dieu contient toute la capacité de pensée humaine ou tous les esprits humains? Mais n'y a t-il pas aussi entre l'homme et des animaux apprivoisés évolués une compréhension qui serait de l'ordre télépathique? Donc Dieu contiendrait tous les vivants comme le concevaient les sumériens. La communication passe par les cris et le language chez les animaux les plus évolués, par les phérohormones chez les insectes, par des échos d'ultra - sons chez les baleines, tout cela afin de permettre essentiellement la réunion de deux individus et leur reproduction, une baleine peut ainsi voyager du pôle sud au pôle nord! Sans oublier évidemment la communication gestuelle ou corporelle à faible distance. Mais qu'en est -il de la communication inter - espèces? Quand des distances parcourues pour la copulation sont aussi grandes chez les mamifères, y a t-il uniquement usage d'ultra - sons ou autres moyens visibles et répertoriés? On sait déjà que les oiseaux utilisent le champs magnétique terrestre pour se déplacer. Peut - il aussi être le lien permettant le sentiment du divin, du lien fusionnel entre individus? D'autre part quand une colonie bactérienne est soumise à un stress dans une boîte à pétri, un chercheur remarqua qu'elles adoptaient la forme géométrique la mieux adaptée pour résister au stress chimique ou physique qu'il lui imposait, de même les fourmis élaborent la fourmillière d'architecture complexe comme si chaque fourmi était un neurone d'un cerveau de la colonie fonctionnant avec des phéromones. Nous sommes nous nous même un corps électiquement chargé émettant un champs magnétique?Sommes nous, chacun d'entre nous une cellule de notre Dieu de la communauté à laquelle nous reconnaissons notre appartenance? Comment expliquer cette "divine " intuition des anciens, quand les égyptiens concevait l'origine du monde avec l'organisation du chaos primordial qui n'est pas sans évoquer le livre d'Hubert Reeves "enivre toi" qui démontre l'organisation de notre univers liée à des conditions de pression et température préçises, cette conception gnostique du Dieu pur de lumière jusqu'au démiurge matériel créateur de notre monde qui n'est pas sans évoquer l'énergie pur primordial, puis la transformation particulaire, puis l'agglomération particulaire en nuage galactique, la condensation en galaxie ou amas d'étoiles jusqu'à la formation des planètes avec à chaque étape une condensation de la matière. La force electromagnétique est universel, notre pensée peut elle s'en trouver influencé?
Quant à Jésus, dans la même optique de pensée, de part son influence universelle terrestre, s'il n'est pas né "fils de Dieu", il l'est devenu dans le sens spirituel du terme.
français ou pas, peu importe! Pour moi les chanteurs d'opéra restent incompréhensifs!