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Le blog de marie-jeanne jourdan

Islam de France: du déjà vu

14 Février 2018 , Rédigé par marie-jeanne jourdan

Le président Macron entend mettre en place "l'islam de France"

 

- Mais cela ne relève t-il pas du "déjà vu"?

En 1990 Pierre Joxe, alors ministre de l'intérieur sous la présidence de F.Mitterrand, lance le "conseil de réflexion sur l'Islam de France, qui est chargé de présenter des propositions pour l'organisation du culte des musulmans. Neuf imams sur dix en France viennent alors de l'étranger et la grande mosquée de Lyon a été construite presque entièrement avec des fonds du roi d'Arabie de la dynastie Al Saoud. 

En novembre 1999, Jean-Pierre Chevènement entame une consultation large rassemblant toutes les fédérations musulmanes, les grandes mosquées et certaines personnalités3 et leur soumet un texte qui ne pouvait « faire l'objet d'une négociation », En 1999, J.P Chevènement entame une large consultation de toutes les  fédérations musulmanes, les grandes mosquées et certaines personnalités et leur soumet un texte "qui ne pouvait faire l'objet de négociation": à savoir pour un musulman le droit de changer de religion ou le droit "d'apostasie". La république française en effet impose la liberté religieuse. Cette demande fut en fin de compte abandonnée car contraire à l'Islam selon les autorités religieuses. On voit donc bien que l'écueil sur lequel s'échoue l'islam de France est bien de nature constitutionnelle: il y a bien incompatibilité entre l'Islam et la république, le 1er niant aux musulmans la liberté religieuse, la république se voulant laïque, et defendant la liberté religieuse.

Il y a donc bien déjà eu entre islam de France et république française un casus beli. Il y en aurait un deuxième si on rappelait qu'une mosquée a une vocation administrative autant que religieuse et que le Coran déclare qu'elle doit être construite en terre d'Islam ou encore que là où il y a une mosquée, cela devient terre d'Islam ce qui revient a créer ce que la France durant toute son histoire a combattu: un état dans l'état ou "communautarisme". Cela semblait relever du discours dogmatique, mais avec la multiplication des attentats , le départ en Syrie de djihadistes français en grand nombre, cela est devenu bien réel, l'Islam apparait comme un corps étranger au sein de la république française.

- En 2003, Nicolas Sarkosy met en place le conseil français du culte musulman(CFCM) sans tenir compte de la condition non négociable de Chevènement: la liberté religieuse , le droit à l'apostasie, en agissant ainsi, Nicolas Sarkosy met fin à la politique de centralisation de la France aussi bien sous les rois par l'imposition d'une religion d'état le catholicisme, que sous la république instaurant la liberté religieuse mais l'unité de la nation par la séparation de l'église et de l'état, l'état se portant garant de la liberté individuelle, par la lutte contre le communautarisme, en interdisant par exemple  aux enfants de parler patois à l'école et imposant la neutralité religieuse, la mise en place de conventions avec les écoles privées, catholiques notamment. N.Sarkosy instaurait donc une structure de gestion d'une communauté se réservant donc une ingérence dans l'application des lois de la république envers es membres, on pouvait craindre que cet état d'esprit entraîne d'autres demandes liées au particularisme musulman , et en effet les doléances sur des repas hala, des salles de prières, des mosquées, le particularisme vestimentaire ect... ne cessèrent de se multiplier.

source Historique: Wikipedia.

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- Maintenant essayons de comprendre l'histoire de l'Islam au Maghreb puisque la majorité des musulmans français et les plus anciennement présent sur le sol français en sont originaires.

- Essayons de comprendre son héritage orientale, afin de voir quels aménagements pourraient rendre son culte compatible avec les valeurs  de l'occident et donc permettre sa pratique dans le respect des lois et des non - musulmans.

  • L'Islam est né dans l'adversité politique: le Coran définit l'Islam comme la volonté de répondre à un ordre divin de fonder "un royaume de Dieu" , en s'opposant à la domination de " Bysance"(nom grec de Constantinople capitale de l'empire romain et chrétien d'Orient). La conquête arabe d'ailleurs va s'attaquer à l'Egypte, grenier à blé de l'empire romain, En Egypte, après une conquête militaire, les arabes, insistent auprès des dignitaires religieux sur une pratique religieuse proche de la leur, Jésus dans le Coran est un homme "parfait" né du "soufle de Dieu" sur une vierge "parfaite"(pureté du dogme religieux), dans la bible si certes il y a l'expression bien que rare, de "fils de Dieu", sa naissance diffère guère: "le verbe de Dieu s'est fait chaire" selon l'évangile de Jean, Marie, vierge, a conçut du St Esprit. En effet la conquête arabe a été facilité en Afrique du Nord du fait que l'arianisme s'y développa puisque c'était la religion des wisigoths d'Afrique du Nord. Les ariens sont des disciples du moine jugé hérétique Arius, après le concile de Nicé car il refusa d'adhérer au dogme de la Ste trinité reconnu par ce concile. Il reçut le soutien de l'évêque d'Alexandrie. Habilement donc, déclarant polythéïste les chrétiens croyant à la "Ste Trinité", les arabes apparurent donc comme des soutiens à la religion des ariens en Afrique du Nord, ce qui favorisa les convertions. 
  • Mahomet, présenté comme le héros du Coran, se réclame de la lignée des prophètes du peuple de Dieu car ce peuple est issu d'Abraham et ses deux fils, Isaac et Ismaël. Hors la lignée(selon le Coran) d'Isaac est indigne de l'alliance avec Dieu suite à l'affaire du veau d'or à l'époque de Moïse, et les chrétiens sont accusés d'avoir adoré un jeune enfant dans une crèche. Reste la lignée d'Ismaël, "car Dieu a béni aussi Ismaël" de laquelle se réclame Mahomet. Il y a clairement dans le Coran un remplacement en tant que "peuple de DIeu" des juifs par les arabes, D'où, dans le Coran une expédition pour reprendre Jérusalem aux romains composés d'arabes et de juifs christianisés, c'est Jérusalem qui est décrite dans le Coran et non pas la Mecque qui sera choisi dans un 2e temps sans doute du fait de la reconquête romaine. De cette suprématie militaire et administration d'un royaume sacré sur lequel l'Islam s'est fondé, reste un code pénal archaïque qui a intégré le domaine du sacré et s'exporte dans les mosquées faisant d'elles des centres administratifs au dessus de l'administration civile du pays.

 

On peut donc soit établir une relation pacifique avec l'Islam en France et non pas "de France" si ce dernier entend conserver sa loi sacrée ancestrale, la charia et considérer l'apostasie comme un crime,  soit organiser l'Islam DE France ce qui suppose de purger tout ce qui est contraire aux lois de la république. 

 

 

- Soit les musulmans choisissent de rester fidèle à une pratique de l'Islam ancestral:

Dans ce cas le croyant ne peut reconnaitre des lois contraires à la charia, il ne peut prêter allégeance à un gouvernement non dirigé par un musulman, ainsi, quand l'Algérie passa sous l'autorité d'une France royaliste à une France républicaine avec le satut de "département français", les juifs devinrent citoyens français mais les musulmans s'y refusèrent, devenant alors "sujets" de la France, terme employé pour les indigènes des colonies. Et il est claire que les mosquées avec leur minaret dominant n'ont pas leur place en Europe dans ce shémas là, seuls des salles de prières peuvent être autorisées, et les musulmans devront se considérer "en terre étrangère" dont ils devront respecter les usages. 

- Soit ils veulent "un Islam DE France" c'est à dire compatible avec une république laïque et dans ce cas:

- l'apostasie doit être acceptée

- tous les textes du Coran appelant à la violence, voir au meurtre des non musulmans doivent être expurgés des Corans en vente libre en France et entre les mains des mineurs, le texte intégrale ne devrait exister que dans des livres d'historiens en expliquant le contexte guerrier de l'époque. Tous les lycéens devraient faire un peu d'histoire religieuse et lire "les trois visages du Coran" aux éditions de Paris. De la même manière qu'il existe pour les enfants juifs des textes bibliques sélectifs, sans le massacre des madianites sur ordre de Moïse.

- De même le passage déconseillant d'avoir des amis juifs ou chrétiens, "ils sont amis les uns des autres". Ce passage étant relatif à l'époque conflictuelle de conquête et de convertions de l'Islam.

- Les Imans, tout comme les curés, doivent être bénévoles et ne recueillir que l'argent des dons et non pas être des fonctionnaires de pays étrangers ni bénéficier de taxes sur la marchandise halal, ce n'est pas à l'état français de collecter des fonds pour un groupe religieux.

 

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